Ca chauffe au Parti Socialiste
Depuis les dernières déclarations de Ségolène Royal dans le Financial Times et celles au Salon de la chaussure où elle venait défendre la charentaise, des réactions vives chez les ténors du PS se sont faites entendre.
C'est Bertrand Delanoë, Maire de Paris, qui commence les hostilités contre la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, ayant mal vécu les propos de Ségolène Royal qui parlait d'arrogance dans le dossier de candidature de Paris pour l'organisation des Jeux Olympiques de 2012. Il déclare, en réponse, "à arrogance, arrogance et demie !" et ajoute quelques minutes plus tard : "Il y a quand même quelque chose de très vrai, c'est que l'arrogance est toujours mauvaise conseillère. Mais je ne sais pas si c'est au dossier olympique que ça s'applique le plus."
Jean-Luc Mélenchon qui s'est illustré dans la campagne référendaire pour le NON à la Constitution européenne, quant à lui, réagit sur son blog et juge les débuts de campagne (si on peut estimer qu'elle a commencé) d'un "peu vitriolants".
Dominique Strauss-Kahn est intervenu au Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI pour demander à François Hollande de ramener l'ordre au sein du Parti.
Tout ceci a obligé le Premier secrétaire du Parti socialiste à sortir de sa réserve légendaire sur Europe 1 pour annoncer : "Tous les présidentiables s'expriment".
Il essaie de rassurer les militants du Parti en précisant que le choix de la candidature pour l'élection présidentielle se fera en novembre 2006 au Congrès du Mans et en ajoutant : "Je le ferai au vu de considérations objectives, pas subjectives : l'intérêt général de la gauche, du pays, qui peut gagner, qui peut rassembler, qui peut gouverner... Pas de critères personnels, pas de critères préférentiels, pas de critères familiaux".
Toujours est-il, c'est qu'un dernier sondage met Ségolène Royale en bonne position puisqu'elle obtient 67 % d'opinions favorables juste derrière le chouchou des Français, Bernard Kouchner (72 %).
S'il y avait un choix à faire au PS, le sondage annonce une victoire écrasante de Madame Royal avec 61 % contre 34 % pour l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.
Avant la réunion de la gauche unie, ça risque de mettre le feu aux poudres au regard des positions prises par Ségolène Royal en faveur de Tony Blair...
Par Le Florentin, Mercredi 8 Fevrier 2006 à 07:32 GMT+2 dans Politique (article, RSS)
Du coup, elle préfère laisser la place à DDV ou à Sarko. Quel sacrifice !!!






