Le Florentin

Un an déjà

Et oui, cela fait un an que Nicolas Sarkozy dirige la destinée de la France.

Pourtant, les Français, si on en croit une enquête réalisée pour le Figaro par Opinion Way entre le 30 avril et le 2 mai, déchantent.

En effet, si on regarde les questions posées, seule la défense des intérêts de la France à l'étranger emporte une légère majorité de personnes satisfaites.

Sur tous les autres points, on constate un véritable désamours des Français pour leur président de la République, ce qui est la première fois de l'histoire de la Ve République en si peu de temps puisque la courbe de confiance diminue régulièrement pour atteindre aujourd'hui, selon cette enquête, 64% de personnes qui n'ont plus confiance au président de la République.

Ce qui est contradictoire, c'est que dans la même enquête d'opinion, si les élections présidentielles avaient lieu aujourd'hui, au 1er tour, Ségolène Royal recueillerait 27% des suffrages (contre 25% en 2007) et Nicolas Sarkozy (33% contre 31% en 2007) et les 2 candidats du 2e tour seraient au coude à coude (50-50), ce qui montre également que Ségolène Royal ne parvient pas à tirer son épingle du jeu des difficultés rencontrées par le pouvoir en place...

Toutefois, fouillons un peu cette enquête qui reste très instructive. 

Les réformes engagées ne satisfont que 40% des Français, le respect des engagements pris lors de la campagne présidentielle seulement 36%,  la manière dont il exerce la fonction de président de la République 35% et les résultats de la politique menée ne recueille que 32% de Français satisfaits.

Pourtant, il faut bien regarder que parmi les électeurs de Nicolas Sarkozy au 1er tour des élections présidentielles, les personnes satisfaites sur ces points sont entre 70 et 85%, véritable plébiscite pour ces Français électeurs et soutiens de la première heure de Nicolas Sarkozy. 

Parmi les décisions prises et les réformes engagées, une bonne partie recueille la confiance des Français interrogés. C'est ainsi que la possibilité de disposer plus vite de la participation aux bénéfices de l'entreprise (avec 84% de bonnes opinions), la réforme des droits de succession (avec 82%), l'instauration des peines planchers pour les récidivistes (avec 80%), la défiscalisation des heures supplémentaires et la loi sur le service minimum dans les transports publics (avec 73% chacune), la loi sur la rétention de sûreté (65%), la réforme des régimes spéciaux de retraite (59%), la loi sur l'autonomie des universités (57%), l'adoption du Traité simplifié sur l'Europe (55%), le bouclier fiscal (54%) et la fin des 35 heures (52%), sont aux yeux des Français de bonnes mesures.

Parmi les réformes qui choquent les Français ou auxquelles ils n'adhèrent pas : la réforme de la carte judiciaire, l'instauration des franchises médicales et l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

Parmi les mesures annoncées par le Gouvernement, 2 semblent aller dans le bon sens (la mise en oeuvre du Revenu de Solidarité Active et le passage à 41 années de cotisation en 2012 pour toucher une retraite à taux plein) et 3 dans le mauvais (supprimer progressivement la publicité à la télévision publique, la réforme de la carte hospitalière et le non remplacement de 11200 postes d'enseignants à la rentrée prochaine).

Bilan de cette enquête : les Français sont globalement satisfaits des mesures prises même s'ils s'inquiètent de l'avenir et des réformes annoncées, ce qui provoque une défiance à l'égard du pouvoir en place. Cette défiance est bien relayée par les médias et par les manifestations de lycéens qui mettent l'accent sur la mesure la plus rejetée par les Français.

C'est donc une adhésion à ce qui a été fait mais un avertissement pour ne pas faire n'importe quoi non plus. 

Ceci, bien sûr vous l'aurez compris pour les lecteurs habituels de ce blog, ne reflète en rien ma façon de penser, c'est juste la lecture de ce sondage ;-)

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Impressionnant

En tombant sur ce montage, je suis resté sur les fesses. C'est vraiment impressionnant, vous ne trouvez pas ?

Moi, en tous cas, j'attends avec beaucoup d'impatience Shrek, lol

 

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Et Juppé ???

Alors que les jours passent, je me suis rendu compte que je n'avais pas réagi à la "défaite" d'Alain Juppé aux élections législatives du 17 juin dernier, quelle honte !!!

Si j'ai mis le mot défaite entre guillemets, c'est que je trouve ridicule de parler de défaite puisque l'ex numéro 2 du Gouvernement Fillon I, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables a fait 3 points de plus que le président de la République dans la même circonscription. Ca laisse quand même à réfléchir sur le sens du mot défaite.

Alors, certes, il n'a pas été élu mais l'écart de voix entre les 2 candidats du 2e tour est d'un peu moins de 700 voix...

Se passer d'Alain Juppé dans un gouvernement est certainement une erreur politique, la première du président Sarkozy ? Peut-être pas...

En fait, l'annonce de la TVA sociale, le non coup de pouce donné au SMIC n'étaient certainement pas des paroles innocentes de la part du ministre de l'Economie et des Finances, seul bénéficiaire de l'opération puisque, suite à la démission d'Alain Juppé, il se retrouve lui-même numéro 2 du Gouvernement.

De plus, pour Nicolas Sarkozy, se débarrasser d'Alain Juppé, c'est supprimer un adversaire de taille, le meilleur d'entre nous comme le disait l'ex président de la République Jacques Chirac... C'est aussi la fin de la Chiraquie car personne ne peut remettre en cause la fidélité d'Alain Juppé à l'ancien président de la République même lors des procès sur les emplois fictifs du RPR ou du financement occulte du parti néo gaulliste. Il a d'ailleurs été le seul à payer dans ces affaires alors qu'il n'était certainement pas le seul à être au courant...

Quand on dit que le monde politique est un monde de requins, on n'est pas loin de la vérité et ce sont les hommes de valeurs qui se retrouvent mis à la retraite forcée...

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Petite analyse politique

Voici maintenant 2 semaines que le président Sarkozy a été élu face à Ségolène Royal mais nous sommes légitimes à nous poser la question suivante : le nouveau président est-il à la hauteur ?

Bien sûr, ce dessin reste une caricature politique mais si on regarde de près ce qu'il se passe depuis mercredi dernier, jour de la passation de pouvoir avec le président Chirac, ou plutôt depuis vendredi, jour de l'annonce de la composition du Gouvernement Fillon I :

- Bayrou en a rêvé, Sarko l'a fait : il voulait l'ouverture, déplacer les lignes et bien Sarkozy a fait nommer des ministres socialistes dans le premier gouvernement de son quiquennat. Et si ça ne suffisait pas pour couper l'herbe sous le pied du Modem (Mouvement Démocrate, NDLR), il a fait nommer Hervé Morin, ministre de la Défense alors que c'était le bras droit du candidat Bayrou à la présidence de la République.

- Le président Sarkozy a sa propre lecture de la Constitution : si tout le monde se demande s'il ne faut pas passer à la VIe République, Sarkozy et ses lieutenants répondent par la négative en faisant leur propre lecture du texte organisant les pouvoirs politiques. Ainsi, on voit un président qui souhaite s'occuper des affaires intérieures du pays alors que la Constitution confie ce rôle au Premier ministre et au Gouvernement dans son ensemble. Il faut rappeler que la Constitution voulue par le Général de Gaulle donne au président de la République un rôle d'arbitre au sein du Conseil des ministres qu'il préside pour les orientations à donner à la politique nationale et un rôle primordial concernant les affaires internationales qu'il mène en concertation avec le ministre des Affaires étrangères (aujourd'hui Bernard Kouchner pour ceux qui n'ont pas suivi...). Le Conseil Constitutionnel restera-t-il muet sur cette nouvelle lecture ???

- Une signe politique fort : il s'agit pour le nouveau président de la République de faire un signe en direction des Chiraquiens puisque Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables est un fidèle parmi les fidèles de l'ancien président de la République (devant assumer parfois des responsabilités qui n'étaient pas les siennes dans les procès précédents...). Il s'agit, quoi qu'il en soit, d'un signe fort politique car il montre sa capacité à rassembler toute sa famille politique mais également au-delà et il place ainsi l'écologie au centre des préoccupations puisque le ministre chargé de ces questions là est le numéro 2 du Gouvernement Fillon I.

- Une occasion manquée : si la nomination de Rachida Dati en tant que ministre est une très bonne chose, je regrette profondément qu'il ne lui ait pas confié le Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement car ça aurait été un signe fort pour la jeunesse issue de l'immigration et un exemple d'intégration. Le président Sarkozy n'aurait pas été suspecté quant à d'éventuelles idées racistes qu'il aurait (c'est ce qui a été dit pendant toute la campagne présidentielle). A la place, il a choisi de nommer son fidèle ami Brice Hortefeux qui a des idées un peu radicales sur la question et cela m'effraie davantage... Rachida Dati se retrouve Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, poste au combien important et qu'elle connaît parfaitement de par sa profession (magistrate) mais je pense que ça restera une occasion manquée.

Bref, je pourrais ainsi déballer toute une analyse (qui n'engage que moi bien évidemment) pour montrer que le président Sarkozy est plus un homme politique qu'un Chef d'Etat, que c'est un fin stratège politique mais quid de sa politique étrangère ?

Laissons-lui le temps de montrer de quoi il est capable à la tête de l'Etat mais ne le loupons pas s'il dérive rapidement...

 

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Ca bouge à l'UMP


Après l'élection brillante de Ségolène Royal au sein du Parti Socialiste pour être La candidate unique du PS aux élections présidentielles, le Président de l'UMP, dans son intervention de jeudi soir au JT de TF1, a précisé que les candidatures pour la désignation du candidat de l'UMP seront arrêtées au 31 décembre pour que le congrès du 14 janvier 2007 annonce le seul et unique candidat du parti.

Y aura-t-il un suspens ? Ou Nicolas Sarkozy sera le seul candidat à la candidature ? Il sembre que la vie politique se féminise et que Madame Alliot-Marie soit aussi sur les rangs...

Et si nous assistions à un duel de femmes aux élections présidentielles, ne serait-ce pas merveilleux ? Elles se crêperaient le chignon pendant toute la campagne : un bonheur.

En attendant, ce week-end, l'UMP organise les 48h pour le projet de la France d'après. Je vous laisse avec la vidéo de présentation de cet événement politique...

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